Sur la planète Mars

9. déc., 2014

D' après des vues du rover Spirit. Source : Bad Astronomy

7. juil., 2012

"Je veux que tous ceux qui m'écoutent pensent à Mars, seulement Mars, encore et encore et encore. Je veux être enterré sur Mars. Je ne veux pas être la première personne à y aller: ce sera trop tard. Mais je veux être le premier mort à y aller. Enterrez-moi sur Mars dans un endroit nommé l'Abysse Bradbury. Ils faut qu'ils donnent mon nom à un endroit et celui-ci me plaît"

6. juil., 2012

"La beauté marche avec elle, comme la nuit
Des cieux qui sont voués au règne des étoiles ;
Et le plus beau du noir et de tout ce qui luit
Dans sa personne entière et ses yeux se dévoile..."

6. juil., 2012

" Ce bleu qui n'était pas vraiment bleu.
That blue that was not really blue. "

6. juil., 2012

Une chanson lui trotta dans la tête : La beauté marche avec ele, comme la nuit... le ciel virait à l'orange cuivré parfois. Chris vit le serpent d'une hauteur impressionnante. Une tornade approchait poussée par un vent de 100 km/h. La poussière se mit à tourbilloner et obstruait de plus en plus le paysage caillouteux. Décidemment sortir des souterrains n'était pas chose aisée. Mais Chris rechignait à rester enfermé dans un espace de travail confiné. Une expédition au pôle sud sur terre l'avait préparé à ce sentiment d'isolement et de restriction. Pourtant, il préférait braver le froid et la  demi obscurité de la surface pour retrouver un semblant d'apaisement ou d'activité plus normale, plus libre. La névrose martienne provoquait des troubles parmi les membres de la petite colonie expéditionnaire. La joie de vivre des équipages s'ammenuisait au fur et à mesure de l'accroissement des tâches et de la complexité de la mission. Les expériences de terra-formation de Mars échouaient souvent. et les inconvénients dans ces conditions avaient été sous-estimés. L'enthousiasme du début laissait la place à un ressentiment d'abandon qui s'ajoutait aux manques. Manque d'eau, manque d'aliments frais provenant des serres, manque d'espace dans des tunnels qui n'avaient été construits que pour se protéges des radiations. Sous la surface, Mars n'était que béton. De longs couloirs gris construits sur le modèle des abris anti-atomiques de la guerre froide. Depuis  la production d'eau par trop coûteuse avait été réduite au strict nécessaire. C'était comme vivre en plein Sahel et cela n'arrangeait pas l'humeur des équipages. Il avait bien été prévu d'amener l'eau du pôle nord de Mars avec un pipe-line. Mais séparer la glace d'eau et la glace d'azote s'avérait un casse-tête. Et, de surcroît, des mouvements de terrain endommageaient le pipe-line. Et, tout était à recommencer aprés chaque saison martienne. Sa montre émit un bip. Le temps autorisé à l'extérieur était terminé. L'exposition aux rayons cosmiques était insidieuse pour l'organisme humain. Pas d'atmosphère protectrice ici. Et, il ne devait pas s'attarder. Chris prit une photo de la tornade et se dirigea vers l'ouverture du souterrain. Cette fois, il dégonfla légèrement sa combinaison pour se glisser dans le souterrain plus facilement.